Château du Bû
Si nous avons sélectionné ce château, c'est pour ses quarante-deux hectares. Le Château du Bû...
L'histoire du lieu remonte plus haut que ses murs : le premier seigneur d'Audrieu aurait été le cuisinier de Guillaume le Conquérant, anobli après Hastings. Le château que l'on voit aujourd'hui date du XVIIIe siècle, protégé au titre des monuments historiques, et il a traversé les siècles entre les mains des familles de Séran puis Livry-Level avant de devenir un hôtel au milieu des années soixante-dix. Autour, vingt-cinq hectares de parc boisé et de jardins réguliers, redessinés en 1985 par le paysagiste Louis Benech. On y arrive par une allée, et le silence commence à la grille.
Trois raisons ont fait pencher la balance. La première est le bâtiment lui-même, château classé et non demeure réaménagée, avec ses cheminées d'époque et ses lits à baldaquin. La deuxième est la position, à mi-chemin de Caen et de Bayeux : c'est le point de chute naturel pour qui vient pour les plages du Débarquement et la tapisserie, sans vouloir dormir en ville. La troisième est le parc, qui fait de cette adresse un lieu où l'on reste la journée, et pas seulement une base pour la nuit.
Audrieu est un village du Calvados posé entre Caen et Bayeux, à quelques minutes de la route qui relie les deux. Bayeux, sa cathédrale et sa tapisserie sont tout proches. Les plages du Débarquement se rejoignent dans la foulée : Arromanches et les vestiges du port artificiel, Omaha Beach et le cimetière américain de Colleville, Longues-sur-Mer et ses batteries. La gare de Caen est à une vingtaine de minutes de voiture, l'aéroport de Caen-Carpiquet à trente-cinq. Ce que cette position impose : on circule en voiture, il n'y a pas de village animé à la porte, et c'est exactement ce qu'on vient chercher.
Prix : Luxe
Ambiance : château classé du XVIIIe, parc boisé, silence
Chambres : une trentaine de chambres et suites qui portent des noms de figures historiques, plus une cabane perchée
Idéal pour : les séjours mémoire autour du Débarquement, les week-ends à deux, les familles, les amateurs de jardins
Ce que nous préférons ici : la cabane perchée à sept mètres, imprévue dans un château classé
Table : Le Séran, cuisine française et normande du chef Samuel Gaspar, et La Table du 1715, bar restaurant au registre plus simple
Équipements : spa aux soins d'inspiration japonaise et orientale, piscine chauffée, vélos, parc de vingt-cinq hectares, animaux acceptés
À proximité : Bayeux et sa tapisserie, Arromanches, Omaha Beach et le cimetière américain de Colleville, les batteries de Longues-sur-Mer
Les chambres et suites portent des noms de figures qui ont compté dans l'histoire du domaine, et leur répartition suit la logique du bâti : les volumes varient d'un étage à l'autre, certaines pièces ont gardé leur cheminée, d'autres leur lit à baldaquin, et le mobilier s'inspire du XVIIIe sans tomber dans le pastiche. À cela s'ajoute une proposition que l'on n'attend pas ici : une cabane perchée à sept mètres de hauteur, dans les arbres du parc, ouverte comme une chambre à part entière. C'est le signe d'une maison qui ne se contente pas de conserver.
Deux tables cohabitent. Le Séran porte le nom d'une des familles du domaine et travaille une cuisine française et normande sous la conduite du chef Samuel Gaspar, adossée aux produits de la région : pommes, cidre, calvados, crème, poissons de la Manche. La Table du 1715 tient le registre du bar restaurant, pour un déjeuner rapide ou un soir sans protocole. Le duo évite d'avoir à reprendre la voiture pour dîner, ce qui compte quand la propriété est isolée.
Le parc est le troisième personnage de la maison. Vingt-cinq hectares de bois et de jardins réguliers, redessinés par Louis Benech, l'un des paysagistes français les plus reconnus, se parcourent à pied ou à vélo, l'hôtel en met à disposition. La piscine est chauffée, ce qui élargit la saison bien au-delà de l'été normand. Le spa complète l'ensemble, avec des soins d'inspiration japonaise et orientale, dans un registre volontairement calme. Une journée entière peut s'y passer sans franchir la grille.
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